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♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron

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MessageSujet: ♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron   24.06.14 21:30


Je suis rincé. Liquéfié. Vidé. Ça faisait un fameux baille que je ne m'étais pas retrouvé dans un tel état d'épuisement ! La fatigue, c'est pourtant une vieille amie de mes longues nuits sans sommeil. Mais le décalage horaire m'a totalement abruti. Ajouté à ça, l'excellente idée d'aller reprendre l'entraînement de karaté et de suer toute une après-midi sur un tatami pour éviter de m'endormir n'importe où... Résultat, même si mon ventre vide crie famine, je me dirige tout droit vers le premier étage du pensionnat, essayant de me souvenir du chiffre exacte de la chambre qui m'a été attribué. Si mon très modeste petit esprit ne se trompe pas, il s'agit bien de la chambre numéro 122. J'ai déjà pris une douche rapide dans les vestiaires... Mais elle était bien trop chaude et ça ne m'a pas aidé à me réveiller. Tel un zombie, je cherche les nouvelles clés dans ma poche et entreprend d'ouvrir la porte. Doucement, je me dirige vers mon lit au fond sur la droite, où mon sac demeure toujours, n'aillant pas bouger depuis ma première visite de ce matin. Sans vraiment faire attention, je passe devant les autres lits encore libres pour me diriger vers la salle de bains, une serviette propre sur l'épaule et un rechange à la main.

Une douche froide. Glaciale. C'est ça qu'il me faut. Mes cheveux taillés en brosse toujours humides se laissent tremper par l'eau gelée qui se déverse au dessus de mon crâne. J'aurais peut-être dû vérifier avant à quel point c'était froid. M'enfin, le résultat est là : je sursaute et frissonne, sortant de ma torpeur. Ce que je peux détester cette sensation ! Comme je commence à trembler, j'ajoute un peu d'eau chaude quand même, je suis pas totalement maso non plus. Elle est chouette cette salle de bain. Je pense que c'est la première fois, que je peux prendre une douche dans un si bel endroit. Même lorsque je servais des gosses de riches, les sanitaires du personnel étaient toujours assez peu accueillants. Le confort est un luxe que j'ai rarement pu apprécier dans ma triste vie. Après un brin de toilette bien mérité, je me place devant la glace, devant encore et toujours me baisser pour voir mon visage en entier. Je prends appuie sur le lavabo et je désespère à la vue de la profondeur de mes cernes. Un vrai mort-vivant. Non mais... plus que d'habitude ! Je frappe mes joues, essayant de faire de nouveau circuler le sang pour que je reprenne une apparence un peu moins chaotique. Mais la méthode ne doit pas être bien efficace.

Je finis de me sécher, me trouvant quand même nettement plus « frais » qu'il y a quelques minutes et enfilent mon pantalon trop court en terminant de me sécher les cheveux. Maintenant que j'ai réussi à me réveiller, je vais devoir aller manger, j'en peux vraiment plus. Rien qu'à l'idée d'imaginer le festin qui peut m'attendre dans la grande Salle à Manger de la Maison Mère, je suis très enthousiaste. Sur l'horloge de la salle de bains, il est tout juste dix-neuf heures. Même si je ne sais pas encore à quelle heure on doit s'y pointer, j'imagine que je suis dans les temps. Guidé par cette très appétissante idée, je ressors de la chambre, la serviette jeté sur la tête, en terminant d'égoutter ces cheveux décidément bien épais qui préféraient absorbé l'eau plutôt que de la transmettre à la serviette ; lorsque je me stoppais, net. C'est une agréable odeur qui m'a fait tiqué. Une odeur de cuisine, odorante et chaleureuse, très légère mais parfaitement identifiable pour un homme affamé comme moi. Qui donc à apporter cette odeur de cuisine jusqu'ici ? En faisant basculer la serviette sur mes épaules, je découvris alors le visage d'un visiteur. Lunettes, cheveux gris, plus petit que moi (mais ça, c'est sans surprise) et vêtu impeccablement comme tout bon serviteur de Golden Krone devrait le faire. J'étais donc si fatigué que je ne l'avais même pas entendu entrer ?

Purée, je suis grave moi. J'essayais aussitôt, de bredouiller quelques mots pour entamer la conversation. «  Bonsoir. » Oui c'était assez peu engageant, vu mon air encore embrumé par le décalage horaire. Mais crois-moi, Bro', je fais de mon mieux là. Je me dirigeais vers mon sac, histoire d'en sortir un tee-shirt, parce que je commençais un peu à cailler moi. Les restes de la douche froide j'imagine. « Joakim Becker. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? » Comme mes grandes pattes fatiguaient, je dégageais mon sac de mon lit pour m'y asseoir. Je savais que ma grande taille impressionnait, agaçait même certain. Prendre les devants et paraître plus petit me semblait être une bonne décision, pour faciliter la communication. Après tout, je ne sais encore rien de celui qui vient de franchir la porte de la chambre numéro 122 ?


Dernière édition par Joakim A. Becker le 25.06.14 9:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron   25.06.14 8:31

Le grillage. Ce qu'il peut dégager comme charme avec sa couleur grisâtre. C'est presque la même couleur que mes cheveux. Attend, c'est la même couleur ! Mon Dieu, je dois arrêter de perdre mon temps avec ce sujet de futilité, j'ai une faim de loup à nourrir et des... comment c'est le mot déjà ? Certification, je crois. Oui, c'est ça. La honte, je suis un Majordome et je ne suis pas « certifié » pour travailler. Depuis quand il faut un diplôme pour servir de larbin, hum ? Enfin, tout ce que j'ai à faire est de passer les certifications adéquates. Sinon, la directrice m'a tout donné. Les clés de ma chambre, ma pierre que je garde dans l'une des petites sacoches de mon ceinturon. Un uniforme de Majordome... Parce que le mien est pas dans les normes, c'est ça ? Un guide complet, le règlement et tout le bordel administratif. Je perds aussi mon temps devant le grillage qui sépare l'enceinte de l'établissement et la route qui nous conduit en ville. Je devrais peut-être suivre le guide des environs pour savoir où se trouve la salle-à-manger. Parce que mon ventre n'en peut plus. Comme un idiot je n'ai rien mangé depuis mon réveil pour mieux m'empiffrer le soir. Sauf que... rien en fait. J'aurais dû prendre un petit-déjeuner. Dans le meilleur des cas un déjeuner. En avant marche. Je quitte ma position pour m'engouffrer, m'enfoncer, entrer dans la Maison Mère.
Une chose que je peux dire par rapport à la température. Il fait bien meilleur dedans que dehors. Ce qui est déjà une bonne nouvelle. Une énorme nouvelle. Bon, comme je suis un gros flemmard en ce moment actuel, mes jambes me guident vers la salle-à-manger pour prendre un plateau. Diantre, on dirait un système de cantine, le fait de choisir son repas en défilant de la gauche vers la droite. De la droite vers la gauche. Je ne sais pas par lequel des côtés je vais commencer... Allez, par la gauche jusqu'à la droite, après tout c'est comme le début d'un roman. On lit de gauche à droite. Puis, soudain. Une femme d'humeur fort sympathique m'accueille. Elle est chaleureuse. Bien qu'un peu trop amicale avec moi. Joakim Andreas Becker. C'est qui lui ? C'est quoi cette chose ? Ah. Elle le disait par la suite, c'est mon colocataire. Mon compagnon de chambre. Parce qu'il occupe la même chambre ? Me dis-je dans mon être intérieur à l'intérieur de moi. Remarque. S'il est dans la même chambre je peux bien prendre un autre plateau pour lui apporter un repas. Il évitera de faire le chemin jusqu'ici. Je prends donc un autre plateau. Comme je ne connais pas ses goûts je prends la même chose pour lui comme pour moi. Une salade verte accompagné d'une sauce vinaigrette avec des petits carrés de tomates, comme entrée. Un steak sous une sauce parfumée par deux feuilles de bris, comme plat. Un morceau de pain avec un verre d'eau. Et comme dessert, une île flottante.
Mais, comme l'idiot que je suis. Comme l'idiot que vous êtes. Je n'ai pas pensé une seule seconde que mon devoir est ensuite de prendre les plateaux jusqu'au premier étage. Prendre les clés de ma chambre pour ouvrir la porte et la fermer ensuite. Du coup, la gentille demoiselle m'offre un plateau un peu plus grand. Ce qui soulage légèrement, beaucoup même, ma conscience. Je fais donc le transfert du repas et remercie cette dernière avant de partir. Autant vite entrer dans la chambre pendant que le repas est chaud. Je tiens donc le plateau d'une main, farfouillant la poche de ma longue veste durant mon escale avec les escaliers. Arrivé au premier étage, les clés dans la paume de ma main. Il ne reste plus qu'à trouver la chambre 122. Pas bien compliqué, je dois dire. Il n'y a que huit chambres. Dont quatre pour les hommes et quatre pour les femmes. Toutes, pouvant contenir quatre personnes. Au total... trente-deux personnes. Sans compter les étudiants, professeurs, membres du personnel. Quel chiffre énorme, rien que d'y penser ! Surtout que maintenant, n'importe qui de n'importe où. Que cela soit du trou du cul du monde. Que cela soit d'un pays où d'une région connu de tous et de toutes. Les origines ? Peu d'importance désormais. Tu es français ? Tu peux venir. Tu es japonais ? Tu peux venir. Golden Krone est ouvert pour n'importe qui.

J'avoue avoir trouvé la chambre avec une petite difficulté. Un ventre qui gargouille, l'un de mes yeux vers les repas et l'autre à chercher le numéro 122. Je trouve quand même la chambre. Je m'empresse d'avoir de l'ouvrir et d'entrer sans pression. Je ferme derrière moi et m'avance vers l'un des bureaux. Quatre lits, un sac posé sur l'un d'eux. J'en conclus que ce Joakim à déjà réservé son lit. Puis, j'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir. Je pivote la tête, bien trop compliqué pour voir le visage de mon compagnon de chambre. C'est donc mon corps qui bouge, je me trouve donc face à lui avec une bonne distance et... c'est quoi ce bordel ?! Il a mangé une armoire au petit-déjeuner ? Je n'ai jamais vu un homme de son gabarit auparavant. Des épaules larges, une grande taille, une musculature imposante. Oh oui, pour être imposante, elle l'est. Je peux toujours attendre pour avec des muscles aussi voyant. Mais, nom d'un chien ! Ce mec est une montagne ! Bonsoir. Le seul mot qu'il dit. Au moins, il a l'amabilité de prendre un haut pour se vêtir. Puis il continue avec une question, assis sur son lit. J'en conclus que je dois répondre ? Oui, je dois répondre. Je lâche donc un « Bonsoir » en bonne et due forme. Je joue la politesse, puisqu'il fait de même. Il me vouvoie en plus. Il me vouvoie en plus. C'est un véritable choc pour moi. J'ai pris l'habitude d'être tutoyé, dans n'importe quelle circonstance. Mais, comme il joue la politesse, il donne une bonne impression. Malgré l'immense taille, il n'est pas si mauvais.
Bon, le silence est trop présent et je pense qu'il n'aime pas perdre son temps dans une impatience. D'autant plus que les repas vont refroidir si je reste muet comme une carpe. « Faire quelque chose pour moi ? Répondre à une question... » lui dis-je, mais je ne sais pas si cette question est taboue. Je suis dans un profond dilemme. Poser la question ou bien feindre l'ignorance ? Je nourris quand même son enthousiasme. Puisqu'il attend la question. « Est-ce que tu... as mangé une armoire au petit-déjeuner ? » demandais-je. Il semble amicale, le taux de colère risque de ne pas être très haut. Et puis, autant le faire maintenant que plus tard. Avec cela, j'oublie la base même d'un début d'une potentielle discussion. Mon prénom et mon nom de famille. C'est vrai quoi. Il fait l'effort de dire comment il s'appelle. Même si je le sais déjà depuis quelques minutes. Donc je peux aussi faire de même envers lui. Parler avec un total inconnu est, un manque de respect... Surtout que son accent lui procure une forte voix. « Je manque à mon devoir. Aaron. Je m'appelle Aaron Williams. Enchanté Jo... » le temps de dire le début de son prénom sans rien ensuite semblait le perturber. Ou plutôt, lui rappeler quelque chose. Un souvenir ? Une personne ? En tout cas, il semblait heureux et malheureux. « … ki. Joki. Je vais t'appeler comme cela, j'espère que cela ne te dérange pas. » continue-je. Je parle beaucoup, trop. J'agis moins, je parle plus. Mon ventre gargouille, une seconde fois. Gros, dépêche-toi de manger. Qu'il semblait me dire. Je pose donc mes fesses sur la chaise du bureau, qui se trouvait en face du lit qui semble m'appartenir. Puisqu'il s'agit du deuxième en partant de la fenêtre. « Je pense que la discussion peut attendre. Mangeons d'abord. » lui dis-je, abordant un sourire amical.


Dernière édition par Aaron J. Williams le 25.06.14 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron   25.06.14 15:46


L'impressionnant plateau qu'il déposa sur le bureau me fit frémir d'envie. Je portais aussitôt une main à mon ventre en ne pouvant détacher mon regard des plats entreposés sur celui-ci. Mais … je louche ou bien... tout y est par deux ? J'ai beaucoup de mal à reporter mon attention sur mon visiteur qui répond aimablement à ce début de conversation improvisé. « Faire quelque chose pour moi ? Répondre à une question... » Son ton était mal assuré. Comme s'il était préoccupé par quelque chose. Personnellement, je n'étais préoccupé que par le contenu des assiettes encore fumantes dont l'odeur appétissante était en train d'envahir peu à peu mes narines. « Je vous écoute. » Restez humble était de plus en plus compliqué. Un peu de civilité s'imposait quand même. Mais c'est l'objet de sa question qui réussit véritablement à me faire perdre toute ma bonne volonté. « Est-ce que tu... as mangé une armoire au petit-déjeuner ? » Je clignais des yeux. Deux trois fois, histoire de me demander si tout ça était bien réel. Puis un vaste sourire apparut bientôt sur mon visage, avant que je n'éclate tout simplement de rire. Alors là, je m'attendais à tout sauf à ça ! Comme on pouvait s'y attendre vu mon état de fatigue avancé, mes nerfs craquèrent tous ensemble pour relancer un peu plus mon fou rire. J'en avais les larmes aux yeux. Mais tout cela me semblait un peu déplacé, surtout que le visiteur semblait essayer de garder tout son sérieux. Je tâchais de contrôler mon rire en respirant doucement et en essayant de lui répondre. « Ah...Ahaha... Excellent ! On me l'avait jamais sortie celle-là ! » Rire m'avait fait un bien fou, c'est dingue ! Il faudrait que je m'y essaye plus souvent. « Je manque à mon devoir. Aaron. Je m'appelle Aaron Williams. Enchanté Jo... »

Encore une fois, il semblait y avoir comme un blocage. Peut-être était-ce parce qu'en entend ce surnom si familier franchir ses lèvres, mon envie de rire avait aussitôt disparu ? Peut-être que c'était encore une fois de ma faute, avec mon apparence et mes émotions qui se lisaient comme dans un livre ouvert, si on se montrait un peu observateur. Bro' me reprochait souvent d'être facile à déchiffrer. Je ne trouve pas vraiment que ce soit un défaut. Je suis comme ça, je m'y suis fait à force. Ce Aaron Williams semblait tout aussi observateur que moi, si en un mot, il avait tout de suite pu comprendre que ce surnom ne me m'était jamais en joie. Impressionnant. « … ki. Joki. Je vais t'appeler comme cela, j'espère que cela ne te dérange pas. » Je ne pouvais m'empêcher d'être un peu surprise et plutôt silencieux pour le coup. Je mis plusieurs secondes à émerger.  « Absolument pas. C'est parfait même. » Je toussais légèrement gêné en cessant de le fixer, toujours aussi surpris. Puis sans vraiment le faire exprès, mon attention se porta de nouveau vers les plats qu'il venait d'apporter. Je pense que ça aussi, il le remarqua et intervint aussitôt, pour satisfaire ma curiosité. « Je pense que la discussion peut attendre. Mangeons d'abord. » Alors qu'il s'asseyait, je restais une fois de plus, planté dans le sol, avec mon air ahuri. Il a bien dit « mangeons ». En utilisant un « nous ». Incluant au moins deux personnes donc... Oui j'avais de vague souvenir de ma grammaire : Bro', te fous pas de moi .

« Vous attendez quelqu'un ? » Comme mon ventre laissait échapper un nouveau bruit plutôt embarrassant, je retournais m'asseoir sur mon lit en mettant mes mains stratégiquement sur celui-ci pour le faire taire. La faim, c'est un truc aussi que je connais bien. Encore plus que la fatigue, je dirais même. C'est pour dire ! Je mange beaucoup, j'ai besoin de manger énormément, mais je suis aussi habitué à jeûner pendant plusieurs jours. Séquelles d'une enfance un peu chaotique en ce qui concerne l'alimentation. Je ne mangeais pas tous les jours à cette époque-là. Et certain de mes employeurs, jugeant que je mangeais trop, avait fini par m'imposer le jeûne pour gérer leur stock de nourriture. Donc vous voyez bien, que je n'en suis pas à mon coup d'essai. « Enfin, peut-être une connaissance qui doit venir vous rejoindre... Je ne sais pas. » Je me hasardais à des propositions vaseuses. C'était tout simplement ridicule. Et vu sa tête, il y avait matière à trouver ma réaction drôle.

Je ne pouvais tout simplement pas envisager que ce deuxième repas soit pour moi. Pas une seconde cette idée ne m'avait traversé l'esprit même. Ce n'est que lorsque je vis qu'il me tendit mon assiette que je compris que je pouvais moi aussi, manger dès maintenant. Je pris cette assiette chaude entre mes mains, sans vraiment me brûler et m'armais de mes couverts pour découper méticuleusement cette viande avant de la déguster. C'était toujours, un vrai bonheur de manger. J'avais déjà avalé la moitié de celle-ci lorsque je relevais la tête vers mon sauveur. « Au fait... merci, Aaron. » Je savais parfaitement que j'avais une fois de plus l'air d'un imbécile. Alors pendant que j'y suis. « C'est vraiment sympa d'avoir pensé à moi. J'avais une faim de loup en plus ! » Avec un grand sourire, je replongeais tête baissé dans mon assiette posé sur mes genoux et la terminait en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Je la reposais alors sur le plateau, aussi propre que si on l'avait sortie du placard et but un de deux verres d'eau avant de m'attaquer à l'entrée puis de finir par cette merveilleuse île flottante que je dégustais avec beaucoup de plaisir.

Un bon repas et tout repart. J'étais désormais gonflé à bloc, aussi heureux que possible. Ce qui ne colle pas vraiment à mon allure de zombie déterré. « C'était délicieux ! Décidément, rien que pour les repas, je ne regrette pas d'être venu ! » Pensées sincères que je déclarais en espérant pouvoir relancer une conversation. On ne peut pas dire que j'avais un palais très difficile : je mangeais absolument tout. Quand les employeurs que j'ai servi ont tous des goûts bien précis pour tel ou tel plat, moi je n'ai jamais compris à quoi servait ce genre de manie. Vous n'oseriez même pas imaginer ce que je pouvais manger lorsque je n'avais pas réussi à voler quoi que ce soit depuis plusieurs jours. Oh non, vraiment pas. « Ce n'est pas ton avis, Aaron ? » Je me risquais à le tutoyer aussi. Après tout, je ne vouvoyais que mes employeurs. Pas mes collègues. Enfin, pas ceux que j'appréciais. Puis quelqu'un qui m'apporte à manger ne peut pas être quelqu'un de mauvais ? C'est une évidence. J'avais vraiment un bon sentiment qu'en à la suite de cette conversation.  
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MessageSujet: Re: ♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron   25.06.14 20:03

Il rigole. Je souris. Ma petite question d'une pointe humoristique passe plutôt bien. C'est une excellente nouvelle. Cela prouve que le caractère de cet énergumène trahit fortement son physique imposant. Un mauvais bougre d'apparence, d'un caractère fort attirant. C'est un peu comme le plus grand criminel de la terre, qui apprécie la compagnie des chatons. Effrayant et agréable à la fois. Je fais abstraction de son physique, cependant. Quoique, il risque de me faire de l'ombre lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Ce qui n'est pas le cas, puisque la journée touche à son terme. Le soleil revient demain, quelle importance ? Je dois profiter de ces moments-là. Le plus longtemps possible. Rire de bon cœur avec mon compagnon de chambre. Le mettre en confiance. Ne pas être désagréable. Ce n'est pas bien d'être désagréable. Mais, être désagréable avec humour est autorisé. La plaisanterie lui plaît et j'aime bien le rire que cet homme produit. Il me procure un frisson. Une joie de vivre. Son accent. Tel un chant de sirène, me guide vers lui pour me piéger. Cette métaphore est parfaite. Imaginaire. Réelle. Cette métaphore possède ces deux mots dans son vocabulaire. Court vocabulaire. Mais suffisant.
Le surnom attribuer ne le dérange pas, cela semble plutôt lui plaire. La mine qui aborde est différente de celle précédente. Une autre excellente nouvelle. Je pose les bases d'une relation qui commence avec enthousiasme. Une bonne rigolade. Des ventres qui grognent par la suite. Je crois que nous tenons là, le début d'une bonne entente. La nourriture possède. Enfin, je possède un excellent timing. J'arrive avec de la nourriture lorsque nos ventres crient désespoirs. J'attends quelqu'un ? Non mon grand gaillard. Je parle de toi et de moi. Ne va pas croire que j'ai pris ce repas pour quelqu'un d'autre. Une aimable personne m'a parlé de toi alors j'ai pris la même chose. Autant à toi qu'à moi. Mais, il ne peut pas deviner cela par le simple fait de communiquer une phrase. Qui inclut au minimum, deux personnes. Suite à la deuxième phrase, qui le plonge sans doute dans une déprime. Une insatisfaction de ne pas manger avec un repas enivrant qui vous titille les narines. Qui renifle la bonne odeur de la viande et le doux fumet qui s'engouffre d'une traite. Je m'amuse de la situation. Mais, il n'est pas amusant de jouer de cette situation. Je positionne donc l'une des assiettes vers lui. Devant son visage, sa tête, solidement fixer entre ses grandes épaules. C'est comme donné un bonbon à un enfant. Il aborde un visage enfantin. Je m'attends à voir des étoiles illuminer ses pupilles. Ce qui n'est pas le cas. Il se contente de me remercier après avoir... manger la moitié du steak.
Il engloutit le dîner. Rapide. Trop rapide. Je n'ai pas le temps de finir mon plat principal que mon colocataire engouffre la dernière part de son île flottante. C'est une machine de compétition. Je songe à l'empêcher de manger pendant trois jours. Pour organiser un concours de nourriture. La première lui est réservée. Autant de vitesse et d'acharnement. Ce n'est pas un homme. Telle est ma pensée philosophique. Je remarque aussi ces cernes. Un mort-vivant... Si cela se trouve, il va déchiqueter ma chaire durant mon sommeil. Nul ne sommeil tranquille avec un fou à côté de lui. C'est bien ce que je me dis actuellement. Je vais devoir le surveiller, de très prêt. Vraiment sympa d'avoir pensé à son estomac ? Forcément, c'est fort sympathique de ma part. Évite de manger plus vite la prochaine fois, prend le temps de déguster la nourriture. De savourer l'arôme et la texture ! Triple andouille. Je le comprends tout de même, c'est embêtant, emmerdant d'avoir un ventre qui crie pour exprimer une faim. Cela m'arrive aussi. Mais, je ne mange pas d'armoire.

Le repas fini, j'entame le reste de ma salade, l'entrée. Je finis toujours pas l'entrée parce que ce dernier possède souvent une légère consistance. Les cuisiniers ne se prennent pas trop la tête pour faire ce genre d’œuvre. Qu'il est d'un délice extrême. Je suis moi-même bluffer par ce talent culinaire. Un délice ? Oui, c'est délicieux. Cet établissement mérite l'éloge que les autres racontent. Il est ouvert pour tous, ce qui attire n'importe quel talent. Remarquable. Ce n'est pas une si mauvaise nouvelle, de faire venir le monde entier. Cela regroupe le talent, l'expertise... Mon avis ? Sur quoi ? Tes cernes qui marquent la fatigue que tu éprouves. Mais non, suis-je bête. Sur la nourriture. C'est une évidence. Il parle de cela et de rien d'autres. « Oui, c'est un vrai délice. Je suis moi-même époustouflé d'un tel talent. » lui dis-je, en tout sympathie.
Je profite de ce moment riche en calme, pour sortir mon paquet de cigarette et mon briquet de mon ceinturon. Accessoire vraiment pratique pour conserver un maximum d'objets utiles. J'enfile une cigarette entre mes lèvres puis ensuite allumer celle-ci avec le feu que produit le briquet. La situation n'exige pas encore ma vantardise légendaire. Ma vantardise exaspérante. Ma charmante vantardise. Le moment n'est toujours pas venu. Je saisis donc l'opportunité de lâcher un nuage de fumée de mon antre buccale. Un nuage qui aborde une forme assez maladroite. Un nuage comique qui me fait sourire. Un léger sourire au coin des lèvres. Ce petit nuage ressemble trait pour trait, à un mouton. Un mouton de fumée, c'est marrant. Le moment est venu, je pose mes pupilles sur le visage du mort-vivant. Un homme avec des cernes aussi visibles est sûrement un mort-vivant. Cela peut aussi être un être-humain qui se tourne vers la voie d'un mort-vivant. « Mais, ce talent ne surpasse pas le mien. Je produis de la nourriture plus savoureuse. » repris-je la parole.
Après un si long calme, la moindre des choses est de lui dire mon talent. Prouver que je ne suis pas n'importe qui. Faire une bonne impression. Le voir avec un air, un visage qui force le sourire et la sympathie. Dans le cas présent, une admiration. Par la suite, mes pupilles cherchent. Que cherchent-elles ? Un détail qui me turlupine depuis ma rencontre avec cette armoire. Le pendentif qui pendouille autour de son coup. Je peux voir un symbole. Non, une couleure. De l'ambre ? Cette horrible couleur. Il porte cela avec fierté cependant. Il est fier de porter une telle couleur sur lui ? Joki a des goûts bizarres, loufoques. Ce qui me fait également pensé à la pierre que j'ai dans l'une de mes sacoches de mon ceinturon. L'Obsidian. Le nom que la Directrice lui attribue. C'est l'occasion pour lui poser des questions sur cela. Savoir à quoi sert cette mystérieuse et importante pierre. « Qu'est-ce que tu peux me dire sur cette pierre ? Toi qui est venu avant moi. Tu as sans doute une plus grande connaissance dans le domaine. Quelle est son utilité ? » demande-je, le plus poliment et simplement possible. Je lâche une seconde fois un nuage de fumée, sur le côté droit. Je ne veux pas intoxiquer mon colocataire avec une fumée aussi conséquente.
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MessageSujet: Re: ♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron   27.06.14 22:07


« Oui, c'est un vrai délice. Je suis moi-même époustouflé d'un tel talent. » C'est dingue. Je n'y suis vraiment pas habitué. C'est bien sûr différent, parce que c'est certainement un employé, tout comme moi, mais même avec le peu de collègues que j'ai eu, ça ne sait rarement passé aussi bien. C'est presque étrange pour moi de réussir à rire avec quelqu'un dès le premier contact. En général, on me teste, on cherche à savoir si je mords ou pas. Puis au bout de deux ou trois entrevus, on se décide à me parler. Ou alors, avec les femmes, je m'en sors plutôt bien. Quand on vient m'aborder, tout se passe toujours comme sur des roulettes. Mon physique imposant peut avoir du bon dans ses situations : ça peut plaire. Mais les hommes, y'a rien à faire. Il me voit bien souvent comme un rival, un ennemi avant de comprendre que moi aussi j'ai de l'humour, moi aussi j'ai des envies et que moi aussi, et bien, je ne suis qu'un homme malgré tous mes défauts. Des amis ? J'en ai jamais eu. Quand j'étais gosse, c'était ceux de mon frère qui venaient vers moi. Une fois seul, je n'ai pas eu envie de créer de lien de ce genre. Il n'y avait que mon Bro' en qui je pouvais avoir confiance. C'est peut-être triste à dire, mais c'est toujours ce que j'ai pensé.

Aaron a sortie une cigarette. Il vient de finir de manger. Je suis toujours sagement installé sur mon lit. Je n'ose pas essayer de plier mes grands jambes en tailleur, parce que ça fait trop mal et qu'elles sont très bien parterre. Je suis peut-être musclé, mais je suis aussi souple qu'un tronc d'arbre. A moins  de le casser, on ne peut pas en faire grand-chose. Même si j'arrive toujours à lever la patte pour mettre de bon coup de pied avec mes vieux réflexes de karatéka. Mais j'évite. La dernière fois m'a laissé des séquelles. Je le vois fumer et je souris, parce qu'il sourit aussi. Il se détend et ça me détend. C'est fou comme les émotions d'une autre personne peuvent venir déteindre sur les notres, même si on en a pas envie. Je sais que je suis très influençable. J'ai toujours suivi mon Bro'. J'ai besoin qu'un employeur me guide dans mon travail. Je n'aime pas dépendre que de moi-même et pourtant je me complais dans la solitude dès que je le peux. Je suis comme ça et c'est ainsi. On ne me changera pas. La fumée ne me dérange pas mais par habitude, je me tourne pour ouvrir la fenêtre derrière moi. Pas que j'étouffe ni rien, mais je me sens toujours mieux à l'extérieur. Une vieille habitude de gamin des rues sans doute ? Je viens poser mon bras le long de l'ouverture et une légère brise de fin d'été vient caresser ma peau. « La fumée ne me dérange pas du tout. C'est juste pour éviter que l'odeur s'imprègne dans les tissus. » Ma parole, je parle comme une vraie gouvernante ! J'ai passé trop de temps dans cette maison de noble. Beaucoup trop de temps. J'aurais dû me décider à venir ici plus vite.

Je vois bien qu'il se tourne vers moi, plongeant ses yeux sombres dans les miens. La couleur de ses cheveux me perturbent un peu, je n'arrive pas à lui donner un âge. Mais la couleur de ses yeux m'est familière. Oui, peut-être même un peu trop. Ils sont aussi foncés que ne l'étaient ceux de mon Bro'. « Mais, ce talent ne surpasse pas le mien. Je produis de la nourriture plus savoureuse. » Il garde son sourire sur les lèvres mais ma curiosité est piqué à vif. Un employé qui fait également de la cuisine ? J'ai lu quelque part que je pouvais prendre des cours de cuisine. Mais ce n'est pas vraiment mon domaine. Je suis plutôt celui qui mange que celui qui prépare à manger. Quand j'essaye de me préparer quelque chose, je mange la moitié des ingrédients avant qu'ils ne soient dans la casserole. C'est plutôt embêtant, je vous l'accorde. « Oh vraiment ? J'aimerais beaucoup goûter à ta cuisine alors. » Je lui lance un clin d’œil. Ce n'est pas un défi, j'ai sincèrement envie de savoir comment il se débrouille. Je suis toujours candidat quand il s'agit de déguster des plats de toute façon. J'espère qu'il acceptera ma proposition. Après tout, je lance souvent les premières idées qu'ils me viennent à l'esprit, sans crier garde, tout simplement parce que j'ai peur de les oublier. Seulement encore une fois, il change de réaction et j'essaie de comprendre ce qui peut bien lui passer par la tête. Le voilà qu'il baisse les yeux sur mon pendentif. Il fronce légèrement les sourcils d'ailleurs. Je sais bien que ce truc n'est pas esthétique. Beaucoup de filles m'ont dit de l'enlever. Mais je n'arrive pas à me résoudre à m'en séparer. Si ça n'a aucune valeur pour vous, ça en a quand même une pour moi.

Je le vois qui sort quelque chose encore de son ceinturon. Sa cigarette toujours fumante dans le bec, il en sort une pierre, d'un noir absolu, peut-être aussi absolu que ses propres pupilles. « Qu'est-ce que tu peux me dire sur cette pierre ? Toi qui est venu avant moi. Tu as sans doute une plus grande connaissance dans le domaine. Quelle est son utilité ? » Je fronce d'abord les sourcils. J'essaye de me rappeler. La Directrice m'a parlé des différentes pierres mais je n'ai pas été très attentif pendant ce passage-là. Mise à par l'ambre, qui est la mienne, je n'ai pas beaucoup accordé d'intérêt aux autres. A part peut-être à celle-ci. Je crois reconnaître la pierre obsidienne qui est celle des majordomes. Je m'en souviens parce qu'elle est aussi noire que le costume de ceux qui la porte. Mon intense réflexion laisse place à l'étonnement. J'avais donc en face de moi, un véritable majordome de Golden Krone ? Voilà qui me faisait vraiment une drôle d'impression. J'essayais de me ressaisir, en m'éloignant un peu de la fenêtre et en me rapprochant du bord du lit. Je me raclais la gorge, comme lorsque je voulais bien choisir mes mots. « Une grande connaissance dans le domaine, je n'irais pas jusque là. » Mon accent était un peu handicapant parfois. Je m'appliquais pour la peine à ne pas parler trop vite. « Je ne suis arrivé que ce matin après tout. Mais ce que je sais de ces pierres, c'est qu'elle sont un peu comme ta marque dans cet établissement. Un peu comme un badge ou un bracelet de prisonnier. » Je ne pus m'empêcher de sourire après cette dernière remarque. J'aimais beaucoup faire ce genre de blague. Avec mon physique, on peut vite croire que j'aurais parfaitement pu être un délinquant et finir au bagne. Je préfère en rire, croyez-moi.

J'attrape alors la plaquette que j'ai autour du coup et lui montre ma pierre. « Moi je porte une ambre. C'est la pierre de la honte. Je suis un employé comme toi, seulement je ne suis qu'un novice qui a échoué au test. Mais, moi ça ne me dérange pas. Après tout, je suis là pour apprendre. » Je lâche mon pendentif pour le laisser reprendre sa place initiale et me concentrer sur sa pierre à lui. Ça en jette quand même, d'avoir une pierre de majordome. Je suis sûr que Eric serait jaloux. Après tout, lui est un majordome aussi. Seulement je doute qu'il ait pu être certifié où que ce soit. « Tu ne peux pas la garder brute comme ça, il faut l'emmener dans le service de joaillerie à l'administration, qui s'occupe de ça. Moi j'ai pas cherché loin, je l'ai ajouté à mon pendentif mais tu peux choisir un support comme un bracelet ou même la mettre sur ton ceinturon, c'est tout à fait libre. En dix minutes c'est fait, en plus. » Tout en parlant, je viens alors reposer mon assiette sur le plateau et me lève doucement mais sûrement pour me dégourdir un peu les jambes. Je m'en vais m'asseoir plus loin sur une chaise, le temps d'enfiler mes chaussures. « Merci en tout cas pour le repas. Je vais aller ramener le plateau. En attendant, tu n'as qu'à t'installer ? » J'ai envie de lui rendre la pareille. J'en profiterais pour donner mes compliments au chef. Quand quelqu'un fait bien quelque chose, je lui dis. C'est une question de principe. Je m'avance alors pour prendre le plateau et suis prêt à repartir. « Tu peux même prendre une douche. La salle de bain est cool. » Mais alors que j'allais ouvrir la porte, je me rendis compte qu'il l'avait fermé à clé derrière lui. Dommage. Je me tourne alors vers lui, un petit sourire au coin des lèvres. Avait-il peur que je m'échappe ?
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MessageSujet: Re: ♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron   28.06.14 16:47

Il veut goûter ma cuisine. En voilà une excellente idée, je pense acheter des ingrédients un de ces jours ou cambrioler le réfrigérateur des cuisines pour avoir la possibilité de cuisinier un repas aussi savoureux que celui que nous venions de déguster. Je ne sais pas encore que ce que je compte faire, comme festin. Peut-être lui faire un hamburger de tortue à carapace molle. Un plat succulent avec de bons ingrédients et une bonne cuisson. Le plus difficile est la douceur et l'intégralité de la texture que l'on offre avec un repas aussi basique. Le mélange entre la viande et la sauce, la laitue qui doit être fraîche et placée sous une bonne température pour que celle-ci ne perdre rien de sa saveur. Le pain que l'on conserve pour que le résultat apporte douceur et souplesse au toucher. L'assaisonnement, les légumes. Tout ceci nécessite un temps considérable et une préparation. Autant physique que moral. Le temps de cuisson, feu doux. La température. Plusieurs paramètres pour un simple hamburger. Mais, un hamburger comme vous n'aurez jamais le plaisir de manger et de déguster ! Un hamburger préparé par un majordome de talent. Les cuisinières peuvent aussi faire de même, si elles ont une grande expérience. Ce que je ne doute pas. Le steak est un délice, la salade également et l'île flottante me procure une bonne sensation. Celle d'être moi-même sur une île flottante, autour d'une mer sans fin.
Puis, lorsque je montre ma pierre. Un long silence s'impose. Un silence qui le place dans une réflexion. Je ne m'attends pas vraiment à ce genre de réaction. Je pense plutôt que cet homme aborde une mine assez surprise. Le genre de visage qui me procure un sourire. Mais, je me trompe. Pensif, qu'il est. Monsieur est pensif. Que cherche-t-il ? Des informations sur la pierre sans doute. Ce qui veut dire que cette pierre lui est familière. Moi, je ne sais pas à quoi elle peut servir. Veut-elle que l'on élabore une collection de pierre ? La Directrice ne m'a absolument rien partagé, comme information. Elle me donne le règlement, la tenue, le numéro et les clés de ma chambre. C'est tout ce que j'obtiens de cet entretien. Court et rapide. Pas même le taux de pourcentage des demoiselles parmi nous, rien. Que dalle ! Bien dommage en tout cas. Je le découvre bien un jour, tôt ou tard. Je compte bien sympathiser avec les demoiselles, dans ce lieu si riche en population. Les caractères sont différents. Mais, il arrive par moment que ces caractères s'assemblent pour former une ambiance. Une entente que même le plus grand des observateurs, ne voit pas venir. Des mots, de l'humour, des instants, des jours, des mois, des années. Jusqu'à la mort.
« Je ne suis arrivé ce matin après tout. Mais ce que je sais de ces pierres, c'est qu'elles sont un peu comme ta marque dans cet établissement. Un peu comme un badge ou un bracelet de prisonnier. » Je comprends mieux son utilité, désormais. Mais, pourquoi rire de cela ? Sans doute qu'il s'amuse de son cas. Non pas qu'il porte un bracelet, il porte plutôt un collier de prisonnier... Enfin, cela me donne cet aspect. Enfin, que dis-je. Ce collier me fait penser à une plaque de métal que les membres du corps de l'armée portent autour du coup. Un matricule que l'on porte fièrement. Une fierté. Ainsi, c'est la même chose pour nous ? Cette pierre est une fierté. Un matricule qui nous identifie. Qui justifie notre grade et nos fonctions. Plutôt original comme idée. C'est innovant, cela change. Cela ne change rien du tout en fait. Quand on regarde bien. On aborde juste un objet d'une couleur hors-norme. Rien de plus. Mais, cela nous identifie quand même. Seulement à l'intérieur de l'établissement. Les membres du personnel, les étudiants, les hommes et femmes de maison. Nous avons tous une pierre spéciale, une couleur que nous abordons tous et toutes.

Il me délivre ensuite d'importantes informations. Sur la pierre de la honte, l'ambre. Pierre... Couleur qui se trouve donc autour de son cou, incruster dans sa plaque de métal. Voilà pourquoi cette couleur est d'un horrible absolu. Elle porte vraiment bien, le qualificatif de pierre de la honte. Il y a de quoi avoir honte, rien qu'avec la couleur. La pierre d'un novice qui échoue au test d'aptitude. Ce n'est pas une récompense, d'avoir cette pierre. C'est un supplice, une malédiction. Un malus qui dirige vers le bonus. J'aime beaucoup cette métaphore. Le bonus s'obtient avec un malus. J'adore. Mais je ne compte pas sortir cette phrase dans la discussion. Je n'ai pas envie de passer pour un philosophe. Ce qui est loin d'être mon cas. Il me confie également une autre information. Ainsi donc, je dois me rendre une petite visite à l'administration. Le service de joaillerie. Pour ne pas garder cette pierre dans son état brute. Avec ce qu'il me dit, je peux facilement deviner la machinerie à suivre pour accomplir cette tâche. Je pense que mon briquet peut accueillir la noire couleur de cette pierre. Je peux aussi en faire une sorte de porte-clé pour le trousseau de clé qui réside dans ma poche, actuellement. Oui, c'est une bonne idée. Je vais faire cela, demain. À la première heure.
Il s'installe ensuite sur une chaise pour enfourner ses pieds à l'intérieur de ses chaussures. Il me remercie pour le repas, également. Je n'ai rien fait, pourtant. Il doit plutôt remercier la cuisinière pour ce dîner des plus exquis. Je me suis simplement acquitté de la tâche d'apporter ce dîner, tout simplement. Je ne mérite pas cet éloge. Mais, je m'en contente tout de même. Un sourire aux lèvres. Je compte bien m'installer et prendre une bonne petite douche, aussi. Ne t'en fais pas pour cela, le mort-vivant. Je ne vais pas m'enfuir de sitôt. Surtout que ton humeur est accueillante. Je passe outre le fait de te juger sur le physique. Il ne m'écoute pas... Ce qui est normal puisque je parle intérieurement. Donc, il ne peut rien savoir de mes paroles. Les joies d'une discussion intérieure. Je remarque aussi qu'il est déjà devant la porte de la chambre. Comment est-il arrivé jusqu'ici ? Il se déplace comme un ninja. Est-ce moi qui n'apporte pas assez d'attention aux événements de la vie courante ? Sans doute. Je me lève donc de ma chaise pour allez ouvrir la porte afin qu'il puisse partir rendre ce plateau et son contenu dans les cuisines. « Je laisse la porte ouverte, pour ton retour. » C'est ce que je lui assure comme parole, phrase.
Il part. Je ferme la porte derrière lui. Je ferme simplement, sans rien après. Il est donc libre d'entrer lorsqu'il revient. Je profite de cette occasion. Je détache mon ceinturon pour le poser sur le rebord de mon lit. Ce que le soulagement peut être extrême. Cela me fait un bien fou, de ne pas avoir cet accessoire autour de la taille. Je regarde également ce qu'il y a à l'intérieur des sacoches. Cigarettes, briquet. Mes munitions. Une vieille montre à gousset, aussi. Elle est lourde pour des objets et passe-temps qui se compte sur les doigts de la main. Il est aussi venu le temps de se laver. Je passe donc dans la douche pour y sortir une dizaine de minutes plus tard. Serviette autour de la taille. Lunettes sur le bout de nez. Il n'est pas là. Je prends donc un pantalon de pyjama de ma valise. Étrange. Cette valise vient d'apparaître. Le service de l'administration qui me confie une valise avec des vêtements de ma taille ? Ai-je été trop fatigué pour remarquer une valise sur mon lit ? Ai-je oublié la présence de cette valise en venant ici ? Peu importe. J'enfile mes jambes dans ce large pantalon. Je respire. Une satisfaction. Je ne prends pas la peine de mettre un tee-shirt en guise de haut. Je dors torse-nu depuis toujours.
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♠ Une chambre pour deux gentlemen ♠ pv Aaron

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