Compte fondateur et directrice, c'est bien d'elle qu'il faut se méfier le plus... après tout: qui sait qui se cache réellement derrière son compte ?
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CIA : Club des Insomniaques Anonymes ✘ [PV: Jo']

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Professeur-chercheur science

MessageSujet: CIA : Club des Insomniaques Anonymes ✘ [PV: Jo']   02.07.14 22:30

    
Maxime Regardes-toi...
Une bière à la main. A la fraîche d'une nuit sans étoile. Sérieusement qu’est-ce-que tu peux foutre là ? Que ce soit dans cette école de p’tit bourgeois constipés ou ce soir dans cette pièce étrange et poussiéreuse. Sur ce vieux canapé de cuir usé. Aux ressorts apparents et à l'haleine trépassée. Bon qu'à être jeté. Oublié. Piétiné. Vulgaire déchet. Pauvre canapé. Pauvre Rouquine au sourire jaune qui bascule la tête en arrière espérant retenir ses larmes. C'est risible. T'étouffes un rire sanglotant et moqueur. Riant de ta propre condition. C'est pathétique surtout. En boule sur ce vieux canapé. Pourquoi tu es seule. Isolée. Un samedi soir avec la mine sombre et le regard fuyant jusqu’à la pleine lune.

Puis assise sur le rebord de la fenêtre après avoir fait grincer le vieux canapé. Tes pieds se prennent dans les cadavres de bière. Le cliquetis du verre te fait sourire. L'espace d'un instant tu te dis que t'y mettrais bien un bon coup de pieds. Histoire de tout faire valser. Exploser. Extérioriser cette souffrance sourde qui t'arrache les tripes depuis quelques temps. Tu ramasses la pauvre bouteille qui n'a rien demandée. Elle te snobe. Elle est vide comme toi, mais elle, elle garde sa fierté. On ne peut rien lui redire, elle fait aussi semblant. Semblant d'être parfaite. Elle est propre comme une maison témoin. Tu aimerais lui ressembler ce soir... A ce vestige de ce début de soirée.

Maxime, Tu soupires.
Ton mascara a coulé. C'est tes larmes silencieuses qui l'ont invité à venir décorer tes joues plutôt que tes yeux toujours trop maquillé. T'as le souffle court. Un petit hoquet. T'as les lèvres gercées sous ton rouge à lèvres trop vif et démodé. Tu lâches lentement ta petite bouteille. Ouais finalement t'as plus envie de la fracasser. Elle t'a rien fait. Elle a rien demandé. Tu enjambes de tes ranjos ses comparses avant de retourner vers le canapé. Ce soir, tu sais pas vraiment ce que tu veux. Finalement t'entame la quatrième bière pensive. Tu tires sur la manche de ton pull trop grand pour étaler un peu plus ton maquillage digne d'un Picasso. T'y laisse une tâche sombre. Tu te marres. Tu te dis que tu fais vraiment tâche toi aussi, ici. Surtout ce soir. Avec ton Jeans troué, usé. Avec ton débardeur maison. Découpé par tes soins aux manches. Laissant apparaître ta fine dentelle, complètement débraillé avec le logo d'un vieux groupe de rock à la langue bien pendue. Rolling'Stone. Et ce pull à capuche déflanqué, délavé, détendu qui le parfum de mec et la vanille.

Ouais Max, t'as l'air d'un sac anarchique dans ce tableau d'utopie. T'es pathétique assise sur le rebord de la fenêtre. Ouais tu t'es finalement décidé. T'as arrêté de flâner d'un bout à l'autre de cette pièce abandonnée. Les cheveux en bataille, la larme à l'œil et le cœur lourd. Les bras croisé. Les yeux clos, à ricaner devant ta pauvre déprime mal digérée. Allez ça va passer...

Comment t’en es arrivée là ?
La journée n'avait rien de fabuleux. Des heures de route sur ta bécane pour rejoindre un semblant de civilisation, histoire de faire le plein. Le plein de merdes à bouffer le soir. Entre chips et paquets de cookies. Sirop de grenadine et Lait chocolaté. Entre Vodka, jus de pomme et Bières bon marché. Une journée de congés qui se répète inlassable depuis que tu as décidé de répondre à l'invitation. Depuis que tu as choisi d'être l'une des Professeurs de cette école qui t'a déchiré bien plus que le cœur. Tu sais même pas ce que tu cherches réellement à te prouver en revenant ici. Pourquoi t'es là? Pourquoi tu restes? T'arrives même pas savoir si t'as vraiment l'envie ou le droit d'être là. Tout ce que tu sais c'est que tu y es. Et ce soir, c'est cette réalité qui te file le cafard. Alors tu t'isoles, tu caches ta peine et tes sanglots. Tu caches ta vulnérabilité comme tu l'as toujours fait!





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MessageSujet: Re: CIA : Club des Insomniaques Anonymes ✘ [PV: Jo']   03.07.14 23:20


~ Angel's appeal ~




▬ Je ne sais même pas pourquoi, tu m'as guidé jusqu'à elle, Bro'.

Sale nuit. Une de plus. Pourtant je pensais que ça s'était calmé, ces fout*es insomnies. Mais non. A croire que ça me rattrapera toujours, où que je sois. J'ai mis un bon bout de temps à me remettre de ce décalage horaire. J'avais presque cru pouvoir continuer ces longues nuits paisibles, grâce à la fatigue accumulée. Mais non. Y'a rien à faire. Mes yeux s'ouvrent en grand et le sommeil me fuit. Quel ironie du sort, quand déjà le jour, on s'arrange pour m'éviter. Moi, le géant, le colosse aux regards de tueurs qui se bat pourtant pour montrer qu'il a bon cœur. Voilà que j'fais des rimes. C'est c*n mais ça me fait sourire. J'aime les gens que je rencontre ici. Des étudiants, des lycéens, parfois leurs professeurs aussi. Mais surtout des gens comme moi, un peu paumé, qui cherche la reconnaissance de leur modeste métier. Ou bien des employés qui font tourner cette usine, fourmillante de vie donc forcément d'estomacs vides. C'est riche ici. D'argent bien sûr, mais surtout de bonne volonté et de différences. Je n'ai jamais connu ça avant. Je dois avouer que ça me fait un bien fou. J'aurais pas dû quitter l'école si jeune après tout. Redevenir étudiant, même si les conditions sont bien différentes, me redonne du baume au cœur.

Et pourtant quoi que je fasse, mon passé me rattrape. Il sera toujours là, dans l'ombre. Et se réveillera chaque nuit inlassablement, m'empêchant de trouver ce doux repos que je convoite tant. Dans ce lit trop petit où je dors de biais, j'ai croisé les bras derrière ma lourde tête somnolente qui cherche à s'endormir sans le pouvoir. Mes yeux restent grands ouverts, parce que dès qu'ils se ferment, je ne vois plus l'éclat de la lune à travers les volets. Elle est belle ce soir. On la voit bien de ce côté du bâtiment. J'envie tellement mon cothurne qui dort à poings fermés bercé par de légers ronflements. Ce n'est pas lui qui m'empêche de dormir, non. La raison, c'est juste moi. Enfin, ce qui fait partie de moi. Bro', combien de fois je vais revivre cette scène dans mes plus beaux cauchemars ? A chaque fois que je ferme mes paupières, je te revois. Tu vis et tu me souris. Puis après tu t'échappes, tu me fuis. Et quand je te rattrape, c'est trop tard. Ton dernier souffle de vie s'éteint, je meurs avec toi. Et je me réveille. Comme si j'avais manqué de me noyer. Alors à force de revivre ça, je lutte et je garde mes paupières en éveille, me plongeant dans mes pensées encore et encore, cherchant le sommeil tout en le redoutant. C'est un exercice assez épuisant je dois le reconnaître. Mais depuis le temps, j'ai  l'habitude.

Oh et puis m*rde ! Je sais très bien que c'est plus la peine. La lune est trop belle ce soir, comme cette nuit-là. Ton souvenir me hante Bro'. Comme toujours, je suis heureux de te voir mais triste que je ne puisse pas me résigner à te quitter. Parce que je sais que tu ne vis que dans ma tête. Dans ma petite cervelle de serviteur malheureux. Je me redresse et les grincements du lit accompagnent mes gestes. Et une. Et deux grandes jambes qui touchent lourdement le sol. Comme il fait un peu frisquet dans ce pays, j'attrape mon pantalon trop court et l'enfile avec le moins de souplesse possible. Sans ceinture, il tombe et on devine mon caleçon... mais après tout il fait nuit ça va pas déranger grand monde. En sentant rapidement mon tee-shirt, je me rabat vite fait sur une chemise propre que je prends même pas la peine de fermer. Lentement mais sûrement, je me dirige vers la porte, mes clés en poche. Il dort bien mais je ne voudrais pas le réveiller. Mes yeux sont déjà habitués au manque de lumière. Je referme doucement la porte derrière moi et me dirige vers la passerelle qui mène à la Maison Mère. Pourquoi ? J'aime cette endroit, intérieur, mais ouvert sur l'extérieur. Avec un peu de chance, je vais pouvoir contempler un peu mieux la lune.

En posant ma lourde main sur la rambarde, j'ai l'impression de prendre appuie pour ne pas perdre pied, lorsque je lève le nez vers le ciel. Quelle nuit magnifique. Dommage quelle soit source de mes insomnies. Hé Jo' ! Je tourne la tête. Sans la baisser, pour regarder comme un égal la silhouette qui m'interpelle. Hé, Jo' ! Tu vas pas encore te dégonfler ? Un pauvre sourire apparaît lorsque je le reconnais.  Ce n'est pas la première fois. Quand je vous dis qu'il ne me quitte jamais. « Tout dépend pourquoi, Bro'. » J'aime y croire. Je me fais du mal mais j'aime y croire. Et je n'y peux rien. Je ne veux rien y pouvoir surtout. C'est là mon plus grand problème. Je le vois souriant, prêt à courir pour s'enfuir, sans oser m'approcher. J'ai une super idée, suis-moi !  Dans son langage, ça veut plutôt dire : allons-y pour entrer dans un nouveau plan foir*ux ! Mais comme il disparaît déjà, je me résous à le suivre. Je n'ai rien de mieux à faire de toute façon. « Pas si vite ! » Je devais toujours rester derrière, dans son ombre. De toute manière, de nous deux, c'était bien lui le plus rapide. Je monte les escaliers quatre à quatre, et cette expression devient possible avec mes grandes jambes, pour bientôt m'arrêter... au dernier étage. Mon Bro' a disparu. Je suis face à des banderoles qui en interdisent l'accès. Le voilà, ce fameux étage condamné ?  

J'ai pas envie de m'attarder dans les parages. Y'a pas un chat de toute façon. Mais à peine me suis-je retourné pour repartir que j'entends un bruit de verre. C'était assez léger. Seulement ça a suffit à retenir mon attention. Y aurait-il quelqu'un dans les parages ? Ou mon Bro' aurait encore fait des siennes ? J'aimerais le revoir. Qu'aurais-tu fait à ma place ? Téméraire comme tu es, tu aurais même arraché la banderole sur ton passage... Je me contente de l'enjamber en soulevant péniblement mon corps endormi. La lumière de la lune fait régner une ambiance particulière dans ce lieu abandonné. Pouah, ça manque grandement d'un coup de ménage dans le coin. Pas que je sois devenu maniaque, à force de fréquenter les maisons des riches, toujours impeccablement lustrés ; mais ce n'est jamais agréable de respirer une atmosphère lourde de poussière et de désuétude. Ça me rappelle trop mes quartiers miséreux. Les bâtiments désaffectés qu'ont squatté. Les crises d'asthme de mon frère qui durait toute la nuit... Pas des trucs dont j'aime me souvenir.

Le bruit de mes pas résonne en échos dans ce lieu vide et improbable. Je crois que je m'aventure le long d'un couloir. Une porte est ouverte, la lumière est plus intense par là-bas. Je me demande ce que ça pouvait être... avant que la poussière ne reprenne ses droits. Je suis un peu aveuglé par la lune en fait, je l'ai en plein dans la figure quand j'arrive dans l’entrebâillement de la porte. Il y a une silhouette près de la fenêtre. Des cheveux longs, des seins, des jambes voluptueuses... Une femme quoi. Est-ce un fantôme ou quelqu'un qui a trouvé refuge dans ce lieu maudit ? Elle me paraît moins translucide que mon Bro'. Je pousse alors un profond soupir de soulagement. « Oh j'ai vraiment cru que vous étiez un fantôme. » Je m'approche un peu plus pour ne plus être ébloui par cette lumière laiteuse. Je ne veux pas l'effrayer, je baisse donc le regard vers les bouteilles de verre vides qui jonchent le sol. J'imagine qu'elle lui appartienne, il n'y en a pas de pareilles en cuisine. Et c'est pas faute d'en avoir cherché. Je ne sais pas pourquoi, mais une question franchit alors mes lèvres. « Vous venez souvent ici ? » Je ne sais pas si je parais impoli, imprudent ou envahissant, mais j'ai envie d'y croire. Mon frère n’apparaît jamais par hasard. Je devais me rendre à cet endroit. Il ne me reste plus qu'à comprendre pourquoi.
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MessageSujet: Re: CIA : Club des Insomniaques Anonymes ✘ [PV: Jo']   11.07.14 15:27

    
Le temps passe, la bière se réchauffe dans ta main démotivée. Tu sais même pas si tu as envie de la finir celle-ci. Pauvre petite débouchonnée qui se fait lentement destituée de ses bulles. De sa fraîcheur. Elle sera imbuvable. Un peu comme toi, non? M'enfin, tu la pose devant tes pieds en ricanant. Car ton cerveau continuer ces métaphores douteuses. Alors tu vas pas la boire pour la peine. Elle va se vider lentement de toutes ses choses qui la rendaient "désirable". Tu es si sadique Max avec cette pauvre bouteille... Le pire c'est peut-être pas le geste, mais la pensée qui l'accompagne. Alors, non plus d'alcool pour le moment.

C'est pas que tu sois bourrée après, il t'en faut bien plus ma grande, quand on voit tous ce que tu pouvais te mettre pendant tes années de gloire. On va pas s'attarder dessus. Non, on va pas en parler de ce beau merdier qu'était tes années d'université. Entre beuverie et irrespect de ton corps, t'en a fait des conneries. Comme toujours. T'as touché à tout. Pas de regrets, pas de remords. C'est comme ça. T'as un cerveau trop développé et un cœur qu'on arrive pas à canaliser. Enfin t'as jamais laissé personne essayer. T'as arrêté de vouloir être approché. Finalement t'es un beau mélange acide de méfiance et de fierté mal placée. T'es qu'un tissue de mensonge sous la toison d'une bimbo rockeuse arrogante. Avec une grande gueule et une paire de bottes cloutées. Il serait temps d'arrêter de faire semblant. Il serait temps d'avancer maintenant...

Le bruit régulier de tes pas hésitants l'interpelle...
Il y a quelqu'un qui s'approche, tu peux l'entendre. Tu fais les pronostics avec ton p'tit sourire fataliste. C'est sans doute l'un des gardiens de nuit, tu prie pour que ce soit celui que tu connais au moins, comme ça, il te fera pas chier. A la limite il viendra te charrier. Puis ça sera terminé. Il te laissera danser sous la lune avec tes bouteilles de bières et ta mélancolie. Avec tes pensées pleins la tête et ton air morose. Alors il faut que ce soit l'gardien de nuit. Faut pas que ce soit, quelqu'un que tu ne connais pas. Faut pas que ce soit un élève un peu trop rebelle qui s'est enfin décidé à montrer son audace en espérant pas se faire chopper, pour avoir sa dose d'adrénaline et se faire mousser. Peut-être qu'il veut impressionner une petite demoiselle timide et réservée. Ou alors c'est juste un autre prof' insomniaque? Attends, on est dans une école de riches, les professeurs ravagés ça existent pas. Enfin sauf toi...

Ton soupire soulagé lui arrache un sourire. Ton murmure, un regard.
Oui le fantôme prends le temps de te regarder, de t'admirer toi la carcasse imposante qui vient d'entrer dans ce lieux secret. Dans son petit havre de paix, bien gardé. Dans son univers d'alcool, de larmes et de sourires brisés.

Tu relèves les yeux vers lui. Intéressant. C'est le premier mot qui traverse ta cervelle. Ta cervelle qui vient d'arrêter de tourner dans le vide. En fait, elle faisait que se nourrir de ta solitude, mais t'y avait pas pensé. Et là, une simple occupation peut tout changer. Tu laisses sans pudeur courir tes yeux sur la carrure de l'homme qui vient s'aventurer dans ton terrier. Il est vraiment immense, un visage taillé au couteau, des épaules larges et des oreilles décollés. C'est amusant. Sourire en coin de lèvres. Très amusant. Qu'est-ce qu’ il veut? Pourquoi il avance? Il va te pousser par la fenêtre? Ou alors te prendre pour un... Attends comment il est habillé? Tu baisse un peu la tête, essuyant les traces noires sous tes yeux de tes grandes manches, avec un air vraiment intrigué, surpris et satisfait. Très intéressant ce nouvel arrivant.

Curiosité attisée. Sourire satisfait. Regard impudique et carnassier. Oui mon grand, elle dévore sa lèvre autant que tes courbes masculines. Ouais, t'as mis la barre haute toi là, avec ton ventre apparent. Séduisant. Elle se cache pas, elle t'observe en silence pendant que tu arrives à sa hauteur. Pendant que tu lui demande si elle vient ici souvent. Quel drôle d'animal tu fais pour elle, mais c'est bien, ses grands yeux en amande et d'un vert presque bleu, atypiques, ne t'ont pas quitté une seconde. Et c'est pas donné à tout le monde. Si tu te pensais envahissant, avec elle... Tu risques fort de comprendre le sens de ce mot. Car tu viens vraiment de l'attirer. Elle sera le papillon de nuit et toi sa lumière, d'accord? Surtout qu'elle adore se brûler Max.

Tu descends lentement de ton perchoir pour t'approcher de ton nouvel invité. Tu prends ton temps, parce que les choses doivent être bien faites. Parce que tu aimes ce climat étrange. Entre permissions et questions. Entre fascination et tentation. Il ne sait pas ce que tu vas faire, ce que tu vas dire, mais puisqu'il s'approche et qu'il semble vouloir entamer la discussion. Tu lui donneras satisfaction. Tellement de satisfactions. Finalement il n'y avait qu'un pas ou deux entre vous. T'es plus petite que lui, même avec des talons tu le serais sans doute. Tes yeux remontrent de son ventre à son cou. De son cou à ses yeux. Ouais tu le regardes dans les yeux.

Toi avec ton maquillage un peu ravagé et son petit sourire provoquant.

Tu te mords la lèvre. Tu tends lentement la main ver son visage. D'un simple index tu retraces la ligne de sa mâchoire. Alors qui parle d'envahisseur maintenant? Ce ne sont pas des choses qui se font. Tu ne sais même pas qui il est. De toute manière s'il attrape ton bras d'un geste trop rapide, trop franc, trop violent. Tu retourneras la situation, comme tu as pu l'apprendre pendant tes années de Krav Maga. M'enfin tout cela tu n'y penses pas, non... Tu es bien trop occupée à laisser cet unique doigt bien prétentieux et aventureux, descendre le long de son menton, contourner sa clavicule, redevenir sur la ligne principale, finissant sa course à l'orée de son nombril. Voilà t'as fait ta délicieuse provocation. T'es fière de toi, tu peux le regarder à nouveau avant de ranger ton doigt et chuchoter:

« Je m'appelle Max... Et toi? »

Pas le temps d'une réponse que tu recules déjà d'un pas, puis deux. Tu retournes t'installer sur ton rebord de fenêtre, mordant ta lèvre. Tu ne le quittes pas des yeux. Pour ne pas en perdre une miette. Et t'as toujours ce même petit sourire conquis. Maxime, cette lueur dans tes yeux, ne présage rien de bon. Elle annonce la tempête. Le carnage interdit, la curiosité sans pudeur et peut-être le vice. Même si pour le moment c'est juste un jeu nocturne entre deux adultes responsables, non? Tu l'observes sagement, détaillant la moindre de ses réactions, attendant avec impatience la suite de cette étrange histoire. Tu ajoutes juste, histoire de répondre quand même à sa question, d'une voix posée et chaleureuse, peut-être un peu trop moqueuse:

« J'aime bien venir ici. Et toi, t'es du genre insomniaque aussi mon grand? »



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MessageSujet: Re: CIA : Club des Insomniaques Anonymes ✘ [PV: Jo']   18.07.14 10:30


~ Distress witch ~




▬ Ce n'est pas un fantôme Bro', c'est une sorcière.

Je restais un instant fasciné par le décor dans lequel je me trouvais. Avec cette lumière de clair de lune qui est la seule source qui vient nous éclairer ; les carcasses de bouteilles vides et le canapé délabré donne une ambiance particulière à cette pièce. La poussière, les anciennes tapisseries pourries et à moitié arrachées, le parquet fragile qui craque sous mes pas... ça n'a rien d'accueillant et pourtant, ça ne me dérange pas plus que ça. En relevant les yeux vers la silhouette silencieuse toujours devant la fenêtre, je constatais une chose qui m'ébranla un peu : le fantôme avait l'air aussi surpris que moi de le voir ici. Elle me détaille et je vois la surprise puis la curiosité passé dans ses yeux qui de toute évidence, ont déjà beaucoup pleuré. La rouquine s'essuie les joues couvertes de rimmels et ne cesse de me fixer de ses grands yeux clairs. Je suis sûr que j'ai déjà pu croiser cette femme quelque part. Après tout, elle doit aussi être de Golden Krone. Mais je n'arrive pas à lui donner un âge ou même à me décider à la voir comme une étudiante ou peut-être une employé. Elle paraît si jeune mais l'expression qu'elle m'offre en me détaillant est lourde de sens, comme si son âme était chargée d'une expérience qui l'avait déjà meurtrie jusqu'au plus profond d'elle-même. Drôle de fantôme que voilà.

Je reste au centre de la pièce, les deux pieds ancrés dans le sol et j'attends sa réponse. J'ai avancé jusque là, pour qu'enfin le clair de lune cesse de me gêner. Pour que je puisse un peu mieux la distinguer. Mon esprit est un peu embrumé par cet endroit. J'ai l'impression que tu te tiens pas loin Bro'. Que tu squattes ce canapé défoncé, une bière tiède à la main et que tu souris. Tout comme elle est en train de me sourire. Que tu te moques de moi et mon corps musclé, parce que tu sais très bien que même si j'en ai l'air, je n'aurais jamais le même aplomb que toi : pour quoi que ce soit. Je déglutis quand je vois qu'elle sourit et me détaille sans aucune pudeur. Je baisse alors les yeux, me souvenant que je n'ai pas fermé ma chemise. M'appliquant à rester inexpressif, je ne réagis pas à son regard, bien qu'il me surprenne. Je manque souvent de pudeur, c'est vrai. Et quelque chose me dit que ça lui plaît. La nouvelle lueur dans ses yeux efface la tristesse que j'ai pu y voir. C'est parfaitement déconcertant. Moi qui pensait la déranger, je sens d'un coup que je suis le bienvenue. Enfin, je suis tellement fatigué que je prends peut-être mes désirs pour la réalité... Après tout, j'ai l'habitude d'être rejeté. Pourquoi lui plaire déjà alors que je n'ai rien fait ? Mise à part la déranger ?

Elle quitte bientôt la fenêtre, sans cesser de me fixer autant que je la fixe et se rapproche de moi, lentement. Je contemple son élégance et repense à mes pas lourds et maladroits. Si elle ne veut pas parler, je ne parlerais pas d'avantage. Je louche un peu malgré moi sur ce corps que j'ai du mal à quitter des yeux. Elle a vraiment des courbes magnifiques. Comme j'aime. Je déglutis de nouveau discrètement quand elle s'arrête devant moi, qu'elle regarde mon torse pour finalement planter ses yeux dans les miens avec un sourire. Rectification : ce n'est pas un fantôme. Cette rouquine-là m'a tout l'air d'être une sorcière. Parfaitement ensorcelante. Je plonge avec délice dans ses yeux qui m'offrent cette expression avenante et un peu plus qu'amical, si vous voulez mon avis. Elle mord cette joli lèvre maquillé d'un rouge intense et vient porter sa main vers mon visage. Ma surprise me trahit puisque je fais un léger mouvement de recule mais qui ne réussit pas à me soustraire de son contact. Un doigt fin vient souligner ma mâchoire avec douceur. Je ferme un instant les yeux, frissonnant face à ce contact provocateur.

C'est fou. J'ai l'impression que rien de tout ça n'est réel. Alors ça ne me dérange pas qu'elle me provoque d'un simple contact, chaste seulement en apparence. Je ne dirais pas que la situation m'excite, que mon cœur a été touché par sa beauté, que je suis à sa merci parce que j'aime cette provocation, non. Je n'ai rien d'un grand romantique et je ne cherche pas un coup d'un soir. Je me laisse simplement porter et mon Bro' m'a emmené là. Alors j'ai confiance. Je ne m'enflamme pas, je me laisse bercer par cette ambiance triste et froide. Par cette poussière qui me rappelle mes vieux quartiers miséreux et bien que je les déteste, ils détiennent une partie de mon enfance et de mon âme. Alors que le contact s'interrompt, j'ouvre de nouveaux les yeux pour voir la rouquine me chuchoter sur un ton plein de confidence et de curiosité. « Je m'appelle Max... Et toi ? » Max ? Max. C'est un prénom qui me rappelle un peu mon Texas. Un fin sourire se tisse sur mes lèvres alors que déjà, elle recule et s'évanouit de nouveau dans l'ombre. Elle va retrouver le bord de sa fenêtre et moi je reste figer. Je ne quitte pas mon sourire avant de lui répondre. « Moi c'est Jo'. Joakim. » Comme Max sonne aussi comme un diminutif, je lui ai proposé le mien. Et comme c'est mon Bro' qui m'a emmené à elle, ça ne me dérangerait pas de l'entendre de sa bouche. Aussi pulpeuse soit-elle.

« J'aime bien venir ici. Et toi, t'es du genre insomniaque aussi mon grand ? » Le ton qu'elle emploie est moqueur. Rieur. Tellement loin de l'image de tristesse que j'ai pu apercevoir. J'en froncerai même les sourcils. Elle me tutoie avec désinvolture. Elle me dévore du regard sans vergogne. C'est étrange, mais ça colle parfaitement à cette ambiance hors du temps. Ma présence l'amuse alors ? On pourrait lire une lueur de tristesse et de mélancolie dans mon regard. Aussitôt balayée. Je viens passer ma grande main dans ma nuque, détournant un peu mon regard du sien, que je trouve décidément bien insistant. C'est flatteur, mais ça finit par toujours par me déranger. C'est à croire que c'est moi le fantôme, désormais. « On peut dire ça. Je crois que le sommeil me fuit. » Un léger sourire en coin réapparut sur mon visage alors que je m'approche un peu de la fenêtre. Je viens me poser contre le mur, juste à l'opposé de la sorcière rousse, croisant les bras pour me tourner vers le ciel étoilé. M'attardant un peu sur l'astre lunaire et ses rayons qui plongent la pièce dans cette ambiance si particulière. « Surtout lorsque la lune est aussi belle. » Je me perds un instant dans la contemplation de celle-ci, avant de baisser mon regard vers Max. Il est difficile de rester indifférent face à son regard, d'un bleu aussi transparent qu'une source d'eau pure. Répondant à son ton moqueur, je m'en vais lui poser une dernière question, histoire de savoir si je pouvais rester un peu plus longtemps. « Il reste quelques bières ? »

Même si j'ai les bras croisés et le regard triste, perdu dans le ciel, j'ai envie de m'attarder un peu ici. Je ne sais pas encore si c'est une bonne idée. Mais c'est ce que mon Bro', parfaitement imprudent, aurait fait sans hésiter. Je suis sûr qu'il aurait déjà draguer Max avec tact et talent. Pour la prendre avec fougue sur ce canapé, obéissant à ce désir qui brille dans ses yeux. S'amusant à le faire disparaître en comblant ses envies. Et repartirait le lendemain matin, en lui laissant sa chemise comme couverture et disparaîtrait sans même donner une adresse. Je l'ai beaucoup imité. Mais quand j'agis comme ça : ce n'est pas moi. Or, dans cet établissement, on m'a déjà prouvé à plusieurs reprises que je pouvais être accepté tel que je suis. Avec ma maladresse et mes envies. Qu'on pouvait m'apprendre à me contrôler : à devenir un homme respectable. Cette pensée enhardit un peu mon sourire. Moi ? Quelqu'un de respectable ? Je dois vraiment manquer de beaucoup de sommeil. Je souris à la lune en aillant l'air idiot. J'essaie de me donner des principes alors que je n'en ai jamais eu. Mais après tout, mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ?
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